J'aurais dû faire semblant de comprendre, comme il est toujours bon de faire. Les secrets à jamais cachés sous couvert d'innocence m'indiffèrent, à présent. Si aujourd'hui le mal et le bien se confondent par des paroles et des actes que j'ai toujours réprouvés, qu'y puis-je ? J'ai au moins assez de conscience pour être certaine de ne rien regretter. Il n'y aura pas de renaissance.
Je ne prétends pas tout connaître, mais avoir assez de personnalité pour avoir mes propres idées. Et comme tout le monde, j'estime, dans le cadre d'un ego surdimensionné, que les miennes sont celles qui ont le plus de sens.
Et c'est absurde, en soi. Car j'ai toujours, jusqu'à présent, rejeté les idées préconçues dans n'importe quel cadre que ce soit. Je déteste ceux qui se font utiliser, ceux qui n'ont pas d'avis, ceux qui s'en fouttent. Mais c'est tellement plus simple. Je ne recherche pas la simplicité, j'en suis "heureuse" mais...
J'ai cette faiblesse humaine qui me fait avoir peur de tout oublier.
J'aimerais considérer comme acquises certaines choses, certaines idées. Or rien ne l'est, et tout est en perpétuels mouvement et changement.
Mais je n'ai pas envie de toujours tout remettre en question. C'est un combat interne épuisant. En fait, être soi-même... est épuisant, et ça ne devrait pas en être ainsi. J'ai l'impression d'être un parasite à cette société que tout le monde dénigre sans avoir assez de courage pour la faire évoluer. A demi utile.
J'adore voir le soleil briller dans le ciel et tout illuminer.
C'est fatigant d'exposer ainsi ses principes, je pense désormais le faire sur papier uniquement. J'aime autant écrire des fictions :)
Where forest stream went through the wood
And silent all the stens there stood
Of tall trees, moveless, hanging dark
With mottled shadows on their bark
As faint as deepest sleeper's breath
An echo came as cold as death
Long are the paths, of shadow made
Where no foot's print is ever laid
No moon is there, no voice, no sound
Of beating heart; a sigh profound
Once in each age as each age dies
Alone is heard. Far, far it lies
The Land of Waiting where the Dead sit,
In their thought's shadow, by no moon lit
Upon the plain, there rushed forth and high
Shadows at dead end of night and mirrored in the skies
Far far away beyond might of day
And there lay the land of the dead of mortal cold decay
(Summoning, Land of the Dead)
Et, parce qu'on risquerait de l'oublier, la photo est de moi. Non, en fait, c'est moi (+1)